Le sac à dos rentre cruellement dans le dos de Phạm Hồng Thu chaque fois que ses pieds avance un nouveau pas. Le sentier épinglé zigzague en suivant sa route dans les collines, bon vraiment des montagnes en fait. Des centaines des mètres dessous - au moins paraît-il à Thu - un fleuve - elle ne connais pas son nom - gronde, l'eau comme elle courant sur les rochers, mais avec la distinction que l'eau ne se fait pas des bleus contre le pierre dur et ne s'épuise pas. Une poignée des cailloux, déplacée par ses pieds, tombe dans le vide. Elle entend leur son en tombant, les cailloux claquent sur la pente, la petite averse de grêle de plus en plus loin jusqu'à rien vient à ses oreilles, bien avant qu'ils trouvent le fleuve et y sont emportés. Thu se précipite sur le sentier de plus et plus étroit. Malgré elle, elle rit durement. Ceci un sentier ! Peut-être pour les lapins, certainement non pour l'homme ou même une femme ! Mais elle n'a pas le soufflé pour rire, et elle place une jambe épuisée devant l'autre, ses mains s'accrochent à la pente, comme si elle est un arachnide, une araignée ayant perdu quatre jambes. Elle a bien appris de ne pas régarder en dessous, dans le vide vertigineux.
Des morceaux des voix vient à ses oreilles, des voix dures et agacése. Une plainte, elle pense, quand elle entend putain de salope hurlé rauquemente derrière elle.
- Venez m'attraper ! Elle veut dire la raillerie à être forte, une attitude de défi, mais à ses oreilles elle sonne faible, la voix d'une petite fille effrayée, épuisée, et seule.
- Tu peux jouer à cache-cache autant que tu veux, mais les loups gagnent toujours !
Cette fois elle choisit de conserver son soufflé. Inébranlé elle fuit, en hissant dessus un grand rocher sur ce sentier fantasque. S'ils vont me trouver, au moins j'aurai fait mon propre combat ! Un coup d'œil, à voir les poursuivants. Un homme n'est guère 100 mètres loin, et le puer sur son peau devient froid de les voir s'approcher. Deux jours déjà, depuis qu'elle a empoisonné le commandement, et la fatigue ronge son corps. Elle a déjà bouffé tout dans son sac, mais même toujours il sent si lourd, comme un pierre, et ses intestins gargouillent bruyamment, la faim mangeant sa chair comme un vrai loup. Au moins les petits ruisseaux ont étanché sa soif, mais déjà c'est assez longtemps depuis qu'elle en a vu un. Ça s'est égal, même si elle buvait un lac, sa gorge brûlerait néanmoins. Une autre grêle des pierres, à être mangé par la rivière dessous. Son genou heurte à un pierre saillant, et un hurlement s'échappe ses lèvres, peiné et frêle.
Les sons derrière elle deviennent de plus en plus forts, de plus en plus proches. Même le bruit de leur haleine résonne dans l'air de printemps, dans ce jour où le vent repose.
- Arrêtes fille ! Fais pas ceci plus dur !
- Je mourrais plutôt !
- Bon, il y a une falaise ici, voles-tu au gouffre ou meurs-là ! T'es aveugle et pas simplement conne, quoi ? Les hommes rient.
- Et bien vous avez des fusils, tirez-vous si ma vie ne dire rien à vous !
- Le capitaine dit de ne te tuer pas, rien sur si tu te butes !
A nouveau Thu jette un coup d'œil à derrière. Peut-être une dizaine de mètres maintenant, son cœur gelé à voir son faible barrière disparaît. Gelé - elle se souvient quand elle a senti la glace à Hanoï, si froid, et comment ses mains frissonnait quand elle la touche. Sentir comme ça, sens comme la glace, dans son geste final ! Quelques secondes de plus, et elle serait prise, vivante. Elle n'avait qu'une choise à fair autrement. Elle retrouve les visages de papa, de mama, eux qu'elle a perdu il y a tellement longtemps, se prépare en regardant dessous la rivière gronde, se plie ses genoux, et au-delà le rebord à l'a-
Deux mains serrent sa jambe gauche, et elle percute contre la pente, ses propres mains un bouclier contre la pierre, mais le souffle coupé quand même. Son visage heurte à un rocher, et elle sent étourdie, le sang coulant d'une entaille sur son front. Une prise de fer sur la jambe tenue, et elle est traînée sur la corniche, comme une poupée. Ou, pense-t-elle, abasourdie, un cadavre.
- Hé fille, avais-tu entendu ce que nous t'avons dit ? Les loups gagnent. Un coup de pied dur à son flanc, et Thu sentit quelque chose se casse avec un bruit sourd affreux. Une côte ? Une douleur féroce tourmente son corps. L'homme rit, surplombant son corps mince reposant sur la terre dure et rocheuses
-Hein, bon travail Lộc, tu l'as bien rattrapée comme tu nous as pari ! Le fric sera à toi, quand on revient. N'en dépenses trop sur l'alcool comme avant, ha ha !
Un visage paraît dessus elle. Des cheveux assez longue, épais, blonds, encadrent un visage blanc avec des yeux touts bleus, comme le ciel, et des sourcils bruns dessus. Ni durs ni doux, qu'ils plutôt se moquent d'elle. Gamine, dit-il, tu sais bien courir quoi ! Sa haleine vient vite et vif, un témoigné de la chasse.
Elle crache à son visage. Il la gifle; dur. Ma petite fille, dit-il en riant, tu devrais être contente qu'on t'a sauvée ! C'est pas à nous si tu es tombée et tu meurs. T'es un petit bout de femme mais il nous faut néanmoins t'apportons chez nous, et si je n'avais pas le cœur trop doux je te jetterais au fleuve et on dira au commandement que tu as réussi à te buter.
Il soupire et jette un coup d'oeil à derrière. Bon, nous sommes assez presque tout ici ! Quelle dommage à venir si loin et de revenir tout de suite !
- Vous savez, lance l'homme qui a attrapé Thu, il serait peut-être bon pour la morale, si peut-être vous nous laissez avec la charmante fille pour un peu de temps mort... ? Elle est pas mal, autre que le sang sur son crane, mais les femmes ne l'ont pas besoin de toute façon !
- Tu auras ton divertissement à ta volonté, peut-être, plus tard. Mais pas ici, prononce le lieutenant en se levant, il y a des bandits dans ces collines, qui peut dire s'ils arri -
Un craquement. Elle regarde l'homme cesse de parler, de se tenir débout immobile pour un instant, Une petite goutte de sang coule de sa bouche, et puis il s'effondre dans le vide. Les hurlements des hommes, les craquements des fusils, et le plouf sourd mais audible quand le corps mort heurte à l'eau éloignée, ceux étaient les derniers sons qu'elle entend quand elle s'évanouit, une sourire sur son visage sanglant.
***
Quand elle se réveille, elle se trouve dans un lit. Un petit déplacement, et des roseaux se plissent sous son corps, une couverture blanche plisssante. Aïe ! Chaque os se fait du mal. Elle bouge plus soigneusement son bras, ravi que la douleur n'arrive pas, et essuie la chassie de ses yeux, les frotte avec plaisir. Le soleil brillant ruisselle dans la chambre, sur des rangs des lits.
Une femme avec un visage sympathique voit que Thu commence à bouger, et elle se précipite à son côté.
- Non non ma jeune et courageuse fille, ne bouges pas. Sa voix est gentile et elle tient la main de Thu et la place encore sur le lit contre son corps. Redors-tu. Ton corps a besoin du repos, s'il va redevenir fort et sain.
- Où suis-je ?
- Tu es avec l'armée du peuple, l'armée rouge de Vietnam, qui se battre pour la liberté, pour un meilleur avenir, pour une société plus juste et plus égale, et pour le Noble Octuple chemin de Boudha. Ne t'inquiètes pas. Tu es en sécurité ici.
Thu ferme les yeux, et une fois de plus l'obscurité revient.
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